Transformer la santé des femmes grâce à la science, à l’action et à la collaboration.Ensemble avec les communautés, les chercheurs, les professionnels de la santé et les décideurs politiques, WINGS-4-FGS trouve des moyens de détecter et de traiter efficacement la maladie négligée qu’est la Bilharziose génitale féminine (BGF) et redonne aux femmes et aux filles la santé et la dignité qu’elles méritent.Découvrez notre histoire
Transformer la santé des femmes grâce à la science, à l’action et à la collaboration.Ensemble avec les communautés, les chercheurs, les professionnels de la santé et les décideurs politiques, WINGS-4-FGS trouve des moyens de détecter et de traiter efficacement la maladie négligée qu’est la Bilharziose génitale féminine (BGF) et redonne aux femmes et aux filles la santé et la dignité qu’elles méritent.Découvrez notre histoire
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La collecte de données est en cours dans le district d’Asuogyaman, au Ghana: mettre en lumière les réalités culturelles grâce aux groupes de discussion

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet WINGS-4-FGS une équipe de collecteurs de données formés de notre partenaire, la University of Health and Allied Sciences (UHAS), a été déployée dans plusieurs communautés du district d’Asuogyaman, au Ghana. Leur mission est de recueillir des données de terrain qui contribueront à une meilleure compréhension de la Bilharziose génitale féminine (BGF), une maladie tropicale négligée qui continue d’affecter les femmes et les filles vivant dans les zones où la schistosomiase est endémique.

Cette phase de terrain marque le passage de la préparation à l’action. Après avoir suivi un programme intensif de formation de cinq jours à l’UHAS, à Ho, les collecteurs de données ont été déployés sur le terrain avec les connaissances, les outils et les protocoles nécessaires pour travailler avec les communautés de manière rigoureuse, respectueuse et conforme aux principes éthiques de la recherche.

Les communautés du district d’Asuogyaman sont situées le long du lac Volta, une région depuis longtemps associée à la transmission de la schistosomiase. Sur le terrain, les équipes se rendent dans différentes communautés afin d’échanger avec les femmes et les autres membres de la population et de recueillir des données conformément aux objectifs scientifiques de l’étude et à ses exigences éthiques.

Cependant, cette première phase de déploiement a coïncidé avec une période de fortes pluies saisonnières, rendant les déplacements entre les localités et l’organisation des rencontres communautaires particulièrement difficiles. Malgré ces conditions météorologiques qui ont perturbé le calendrier prévu, l’engagement des collecteurs de données et l’excellente coopération des communautés locales ont permis à l’équipe de s’adapter aux changements de programme et d’atteindre les effectifs attendus, sans compromettre la qualité de ces échanges essentiels.

Le travail de terrain comprend des échanges structurés visant à recueillir des informations sur les connaissances, les expériences et les comportements de recours aux soins des communautés en matière de BGF, une maladie encore largement sous-diagnostiquée et insuffisamment connue au niveau communautaire. Mais chaque journée passée sur le terrain rappelle également la richesse et la complexité de la vie communautaire, en mettant en évidence des traditions profondément ancrées qu’aucun manuel de recherche ne pourrait pleinement anticiper.

Par exemple, lors d’un groupe de discussion organisé dans l’une des communautés visitées, notre équipe avait soigneusement préparé des chaises afin d’accueillir les participantes. Nous avons alors reçu un rappel aussi discret qu’essentiel des coutumes locales : selon les traditions de cette communauté, les veuves ne sont pas autorisées à s’asseoir sur des chaises mises à disposition dans un espace public. Afin de respecter cette norme culturelle tout en leur permettant de participer pleinement à la discussion, deux veuves sont retournées chez elles pour apporter leur propre tabouret. Par ailleurs, conformément aux usages locaux, elles devaient également quitter la réunion bien avant la tombée de la nuit, les traditions ne permettant pas aux veuves de rester à l’extérieur après le coucher du soleil.

Ces expériences de terrain nous rappellent que la santé publique est avant tout une affaire de personnes et que la confiance se construit lorsque les initiatives de santé s’accompagnent d’un profond respect des réalités culturelles. En comprenant ces dynamiques sociales et structurelles propres aux communautés, cette étude vise à produire des données probantes qui contribueront à orienter des interventions de santé ciblées, à renforcer la capacité des systèmes de santé à répondre à la BGF et, à terme, à améliorer la vie des femmes et des filles vivant dans les zones endémiques.